l’Espérance, le concept oublié ? -2

posséder l’espérance, ça sert à quoi ?

moi communion

Je ne suis pas devenu chrétien parce que j’avais peur de la mort et que j’aspirai à la vie éternelle. Dans ma famille, seule ma grand mère maternelle était à mon avis croyante. J’ai fait ma communion solennelle, car j’ai aimé faire le catéchisme, poussé non par mes parents, mais par une famille de voisins dont le fils était un ami. Des graines de foi sont rentrés dans mon coeur par la lecture des évangiles et la gentillesse des personnes qui me l’ont enseigné. Le temps a passé, et je n’avais de chrétien que ces moments oubliés de mon adolescence. J’ai décidé véritablement d’être un disciple de Jésus à l’age de 29 ans, après avoir étudié la Bible et réaliser véritablement l’amour de jésus pour moi. Aujourd’hui, j’ai 65 ans et je commence tout juste à découvrir le concept de l’espérance et la glorieuse richesse de cet héritage.

L’espérance c’est peut-être le truc que l’on recherche quand on est vieux et qu’il est temps de rechercher car notre temps est compté, ou bien parce que l’on vit dans une période ou un pays ou notre vie est constamment en danger à cause de notre foi. C’était le cas des premiers chrétiens, la vie était souvent courte pour eux.
Mais au fond de moi, je ne crois pas que c’est pour ces motivations que l’on retrouve partout ce concept de l’espérance. Est ce un hasard que ma grand-mère maternelle s’appelle : Maria de Esperanza ?, ses amis et la famille l’appelait Espérance. Pas besoin d’être dans l’arène avec les lions pour avoir besoin d’espérance. La vie est quelquefois assez dure comme cela, pour avoir besoin d’autres horizons, de rêver d’un autre monde ou la terre serait plus ronde. Ressentir que l’on est un étranger et que l’on aspire à une autre terre.
Quels sont les bénéfices de posséder l’espérance : ?
La joie, la paix, l’assurance d’être aimé, d’un glorieux lendemain, qui nous poussent à aimer, malgré les horreurs de ce monde et même les difficultés banales du quotidien.
(apparemment ce n’est pas facile de posséder l’espérance, puisque Paul devait prier pour que leurs yeux s’illuminent.)

mamie
« Soyez toujours prêts à défendre l’espérance qui est en vous, devant tous ceux qui vous en demandent raison,« 
1 pierre 3 v.15

Défendre l’espérance qui est en nous, n’est ce pas aussi, le motif le plus important de toute évangélisation ?
Notre espérance personnelle est finalement la quintessence de notre foi, éprouvée par la vie à travers la persévérance, motivée par l’amour de jésus, mise en pratique dans nos relations avec notre prochain.
C’est cette espérance que nous avons besoin de communiquer, que ce soit quand on ouvre sa bouche, ou par qui l’on est, par notre comportement, notre joie, notre patience, notre amour du prochain, et notre assurance d’être aimé du Seigneur.

y a t-il un danger à négliger l’espérance ?

« Méfier vous du levain des pharisiens et des saducéens« 
Matthieu 16 v.6

Jésus s’adresse à ses disciples pour les mettre en garde contre le levain des Pharisiens et des Saducéens.
ils ne comprennent pas tout de suite et pensent que Jésus parle de pain. Jésus parle en fait de se méfier de l’enseignement des Pharisiens et des Saducéens. Comme la pâte qui lève rapidement, on peut être influencés très facilement par des faux enseignements et des concepts de pensées erronées.

On connait bien l’enseignement des pharisiens : il essayaient d’être justes par l’observation de multiples règles et imposer aux autres une vie stricte qui ne faisait qu’encourager l’idée qu’ils étaient seuls justes au yeux de Dieu. A force de créer de multiples traditions, Jesus dénonce finalement leur éloignement de la volonté de Dieu. C’est ce qu’on a tendance à désigner aujourd’hui par des hommes religieux mais sans fondement juste.

« Sachant qu’une partie de l’assemblée était composée de sadducéens et l’autre de pharisiens, Paul s’écria dans le sanhédrin : « Mes frères, je suis pharisien, fils de pharisien. C’est à cause de l’espérance de la résurrection des morts que je suis mis en jugement. »
Actes 23 v.6

Mais on oublie quelquefois l’enseignement des saducéens, et il est bon de rappeler qu’ils ne croyaient pas dans l’espérance de la résurrection des morts. Ils étaient riches et occupaient des places de choix dans la société.

« En effet, si les morts ne ressuscitent pas, Christ non plus n’est pas ressuscité. Or, si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est inutile, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent ceux qui sont morts en Christ sont aussi perdus. Si c’est pour cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. »
1 corinthiens 15 v.16 à 19

Du côté des pharisiens, on n’a pas de mal à s’imaginer, un ensemble de personnes ayant des pensées rétrogrades, voulant revenir à un imaginaire qu’ils auraient perdu, se pensant protecteurs des valeurs que Dieu a mis en place, allant même à promouvoir des protections contre des intrusions étrangères à leurs espaces national et religieux.
Un christianisme identitaire, nationaliste et religieux éloigné du coeur de Dieu.

Du côté des saducéens, presque à l’opposé, un ensemble de personnes soucieux d’être bien vu par la société, prônant un christianisme adaptatif et libéral, plaisant à tout le monde, évitant les sujets qui fâchent, mais vidés de la puissance de Dieu et minimisant l’autorité de la Bible. Beaucoup de facs de théologie sont imprégnées par ce christianisme libéral. Une nouvelle lecture de la Bible est mise en place : sans les miracles, sans la présence du diable, sans la résurrection, sans la conséquence des péchés, sans la puissance de Dieu finalement et l’ordre qu’il a créé. Un christianisme vidé de sa puissance et qui plait à la société d’aujourd’hui.

Dans les deux cas, l’on retrouve, la source originelle du mal, la cause de la chute de l’Homme, le désir de vouloir redessiner ce qui est bien et ce qui est mal à sa guise. Le fruit défendu.
Mais à ceux qui font confiance, il y a l’espérance, une espérance merveilleuse et glorieuse.

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ! Conformément à sa grande bonté, il nous a fait naître de nouveau à travers la résurrection de Jésus-Christ pour une espérance vivante, pour un héritage qui ne peut ni se détruire, ni se souiller, ni perdre son éclat. Il vous est réservé dans le ciel, à vous qui êtes gardés par la puissance de Dieu, au moyen de la foi, pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps. »
1 pierre 1 v.3 à 5

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